Signe des temps, je n'ai pas vu cette fois de petits bateaux colorés aux motifs ésotériques ni de pêcheurs qui recousaient leurs filets comme il y a neuf ans. Pourtant je suis arrivée plus tôt. Tous les bateaux sont modernes et nus et motorisés. On peut comprendre : je ne ferais plus de traduction au crayon.
Je suis revenue au couchant. Je ne me lasse pas du spectacle que je vois pourtant presque chaque jour. Beaucoup de passagers du vaporetto consultent leur messagerie, font un jeu de patience sur leur cellulaire ou suivent le match de football sur leur tablette. Moi, même après un mois et malgré un Camilleri dans mon sac, je ne pouvais pas quitter la lagune des yeux. Ce soir-là, de majestueux pieds-de-vent enlaçaient le Grand Canal.
Merci de nous amener en voyage... (soupirs)
RépondreSupprimerÀ bientôt!
Rachel
Tes descriptions sont tellement natuelles que l'on croirait être près de toi. Merci de nous tenir au courant
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