À Barcelone comme aux États-Unis, il y a beaucoup, mais
vraiment beaucoup de drapeaux aux balcons. Ceux qui s’affichent ainsi sont en
grande majorité Catalans. Mon balcon n'en a toutefois pas.

Ma résidence barcelonaise est située dans l'Eixample, un mot qui signifie « expansion ». Le quartier a été conçu en effet à la fin des années 1800 par un architecte appelé Ildéfons Cerdà, quand a été décidée le démantèlement de la muraille qui enserrait Barcelone. Tous les ilôts devaient être de dimensions identiques, y compris en hauteur. Tous devaient être comoposés de maisons mitoyennes et s'ordonner autour d'une cour intérieure, ce qui allait favoriser la circulation de l'air. Tous devaient avoir des coins à 45 degrés au lieu des 90 habituels, question de visibilité sur la rue. Notez quand même qu'à l'époque, les voitures étaient moins nombreuses! Et pour le cas où mes histoires de degrés ne seraient pas très claires, voyez ce plan et cette photo, empruntés à Wikipédia.
De fait, les coins sont à 45 degrés, et quand on marche, il faut aller chercher le passage clouté au milieu de ce segment à 45 degrés, ce qui rallonge singulièrement les longs trajets. L'autre problème, c'est que la sous-signée, riche d'une distraction et d'un sens de la désorientation très développés, s'y perdait régulièrement pendant la première semaine. Ayant tourné à droite pour aller chercher le passage clouté, il m'arrivait souvent en effet de continuer dans cette direction. Et je me demandais bien, en me rendant compte que je n'allais pas où je voulais, comment j'avais fait pour me perdre alors qu'il suffisait d'aller en ligne droite! Mais justement, avec tous ces virages à droite et à gauche pour aller chercher « la traverse », ça devenait compliqué!
Pendant quelques jours j’ai dû grimper tout en haut à pied,
mais il y a autrement un ascenseur, pour un maximum de trois personnes nous
dit-on en anglais et en français. Apparemment, cela va sans dire pour les
Espagnols ou alors on considère qu’ils sont généralement plus minces et qu’il
leur est permis de voyager en plus grand nombre.
Quant à mes visiteurs, ils se sont succédés dans ces
chambres, un peu petites – je m’étais réservée la plus grande – et dont la
fenêtre donne… sur la cage d’ascenseur-escalier. On peut supposer que l’ascenseur
n’y était pas voilà 150 ans… En tout cas, mes visiteurs m’ont assurée qu’on ne
l’entendait pas souvent et que seules les portes faisaient du bruit, la course
étant silencieuse.
Elle était vaste, ma demeure barcelonaise. Je l'ai bien vu quand j'ai dû faire le ménage!
Désolée pour la galerie de photos en désordre ci-dessous, mais je n'arrive pas à faire mieux avec le logiciel du blogue...
Désolée pour la galerie de photos en désordre ci-dessous, mais je n'arrive pas à faire mieux avec le logiciel du blogue...
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