Ça devait arriver!

J'ai fait mon entrée dans la blogosphère pour ces jours où, malgré l'absence d'interlocuteur, je voudrais exprimer surprises, découvertes, plaisirs ou dégoûts. Si d'aventure la curiosité ou le manque d'interlocuteur vous amène ici à votre tour, soyez les bienvenus!

samedi 19 avril 2014

Soirée musicale

Mercredi, c’était soir de concert au Palau de la Música Catalana, une construction saisissante, achevée en 1908, de l’architecte Lluis Domenech i Montaner. Il n’y avait pas que Gaudi au boulot, à l’époque moderniste!

Déjà, le hall est impressionnant de céramiques colorées. Des colonnes qui se terminent en éventail décoré d’énormes fleurs, des verrières partout, des lanternes ouvragées. Et un bar où j’ai goûté mes premiers (premières?) tapas et ma première (mon premier?) cava, le mousseux local.
Le Palau, raconte le guide – pardon! enseigne, puisque, je le vois à l’instant, la couverture annonce justement Las guías que enseñan lo que otras sólo cuentan –, serait l’unique salle de concert européenne éclairée par la lumière naturelle (d’où les photos peu probantes, parce qu'il était plus de 21 h et que j’ai respecté la consigne de ne pas utiliser le flash). Au plafond, une très grande verrière représentant des anges chanteurs. Autour de la scène, que domine un orgue, un ensemble de personnages dont le bas du corps est une mosaïque brillante et dont le buste est en trois dimensions. Du côté droit, des chevaux emballés qui évoquent La chevauchée des Walkyries, dont les rênes sont vraiment en cuir. Et puis partout, encore, ces énormes fleurs de céramiques émaillées. Je me demande si je ne vais pas quand même faire une visite guidée.

Comme j’avais acheté mon billet un peu sur le tard, j’étais à la troisième rangée, mais pour voir trois guitaristes, finalement, c’était parfait. Le trio était composé de Xavier Coll, Pedro Javier Gonzalez et Manuel Gonzalez. Au programme, des airs de Manuel de Falla, Isaac Albeniz et une adaptation de Debussy, entre autres. Le premier rappel a été la Czardas de Monti. Ah, elles ont vibré, les cordes! Et la salle aussi, d’ailleurs. C’est Pedro Javier Gonzalez qui semblait le plus à l’aise avec ces morceaux de vitesse; en tout cas, c’est toujours lui qui les jouait. Et… je n’y connais rien en guitare, mais c’est le seul qui tenait son instrument comme on le voit généralement; les deux autres le tenaient pratiquement à la verticale. L’un des trois annonçait la pièce à venir et Manuel Gonzalez se chargeait de la traduction anglaise. Exemple : « Hoy, la Czardas, de Monti. » Traduction de M. Gonzalez « La Czardas, by Monti. » Succès assuré dans l’assistance, qui comptait beaucoup de touristes.
Je portais ce que j’ai de moins sport, parce que j’avais résolu de m’y rendre à pied. Il me faut environ 20 minutes de marche, d’un bon pas, mais la peau tendre de mes talons en a pris un coup dans les petits mocassins qui semblaient pourtant si confortables jusque-là. Les tenues étaient en général assez « détente », d’ailleurs. Et pour finir, comme il faisait beau, j’ai fait aussi le chemin du retour à pied. Ouille.

1 commentaire:

  1. Wow, quel bel endroit! Merci pour les photos (et bonne récupération à tes talons...)
    Myriam

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