Ça devait arriver!

J'ai fait mon entrée dans la blogosphère pour ces jours où, malgré l'absence d'interlocuteur, je voudrais exprimer surprises, découvertes, plaisirs ou dégoûts. Si d'aventure la curiosité ou le manque d'interlocuteur vous amène ici à votre tour, soyez les bienvenus!

mardi 24 avril 2012

D'ordinaire, je fais différemment

Habituellement, je n’aime pas la routine. « Je n’ai pas coutume… », dirait joliment tante Henriette. Je m’en suis rendu compte après avoir fréquenté le même café pendant un an, où je me rendais à la même heure, à vélo les jours chauds et secs et en auto, sinon, pour manger des rôties de pain brun et boire un bol de café moka.

J’abhorre la routine au point que la fin de semaine, je vais toujours dans cet autre café boire un bol de café au lait et manger un bagel au fromage en crème.

C’est cette détestation des habitudes trop ancrées – et non celle de mon coin de pays – qui m’a fait sanctifier l’Ailleurs.

Vous n’imaginez pas le plaisir de se lever tous les matins dans un autre quartier, une autre ville, un autre pays. De passer deux semaines à chercher le café parfait qui renouvellera quotidiennement le plaisir; de créer des liens avec le sympathique vendeur de journaux; de ne plus devoir répondre aux mille et une questions de la caissière du supermarché parce qu’elle connaît vos réponses à l’avance; de recréer sur une nouvelle table de travail son désordre rassurant; de connaître par cœur la séquence des arrêts du vaporetto no 1 (sans jamais apprendre s’il faut l’attendre de la gauche ou de la droite).

« Notre ombre nous suit […] / Aussi loin qu’on va / On part avec soi; / On ne s’oublie jamais. », chante Michel Sardou, qui me bouleverse chaque fois, comme je l’ai tellement répété à certains d’entre vous.

(http://www.musictory.com/music/Michel+Sardou/S%27enfuir+Et+Apr%C3%A8s)

4 commentaires:

  1. Je te le jure tu n'es vraiment pas une fille ``ordinaire``

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  2. Une autre affaire : nous avons Sardou en commun. Je l'écoutais quand les autres n'en avaient que pour les Bee Gees. En réponse à ma question concernant la disposition de sa classe et la formation des équipes, Vincent m'a répondu : « Nous sommes en équipes de un. Je travaille avec mon ombre ». Josée

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  3. Tiens, je me reconnais pas mal là-dedans... :)
    Myriam

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