Habituellement, je n’aime pas la routine. « Je n’ai pas
coutume… », dirait joliment tante Henriette. Je m’en suis rendu compte
après avoir fréquenté le même café pendant un an, où je me rendais à la même
heure, à vélo les jours chauds et secs et en auto, sinon, pour manger des rôties
de pain brun et boire un bol de café moka.
J’abhorre la routine au point que la fin de semaine,
je vais toujours dans cet autre café boire un bol de café au lait et
manger un bagel au fromage en crème.
C’est cette détestation des habitudes trop ancrées – et non
celle de mon coin de pays – qui m’a fait sanctifier l’Ailleurs.
Vous n’imaginez pas le plaisir de se lever tous les matins
dans un autre quartier, une autre ville, un autre pays. De passer deux semaines
à chercher le café parfait qui renouvellera quotidiennement le plaisir; de
créer des liens avec le sympathique vendeur de journaux; de ne plus devoir
répondre aux mille et une questions de la caissière du supermarché parce
qu’elle connaît vos réponses à l’avance; de recréer sur une nouvelle table de
travail son désordre rassurant; de connaître par cœur la séquence des arrêts du
vaporetto no 1 (sans jamais apprendre s’il faut l’attendre
de la gauche ou de la droite).
« Notre ombre nous suit […] / Aussi loin qu’on va / On
part avec soi; / On ne s’oublie jamais. », chante Michel Sardou, qui me
bouleverse chaque fois, comme je l’ai tellement répété à certains d’entre vous.
(http://www.musictory.com/music/Michel+Sardou/S%27enfuir+Et+Apr%C3%A8s)
Je te le jure tu n'es vraiment pas une fille ``ordinaire``
RépondreSupprimerUne autre affaire : nous avons Sardou en commun. Je l'écoutais quand les autres n'en avaient que pour les Bee Gees. En réponse à ma question concernant la disposition de sa classe et la formation des équipes, Vincent m'a répondu : « Nous sommes en équipes de un. Je travaille avec mon ombre ». Josée
RépondreSupprimerEt ça se passait ce matin... Josée
SupprimerTiens, je me reconnais pas mal là-dedans... :)
RépondreSupprimerMyriam