Comme dans bien d'autres cas, l'église est en réparation. Ça gâche un peu les photos, mais surtout, seule une petite chapelle latérale est accessible, de sorte qu'on ne peut pas voir le Tintoretto qui domine l'autel. Ce n'est plus l'église d'origine, fondée au IXe siècle, ni même celle du XVIe, époque à laquelle, selon ma bible des campi, la Scuola dei Barcaroli (guilde des nautoniers) y avait son siège. La légende veut que la guilde ait payé le Tintoretto grâce aux amendes perçues auprès des blasphémateurs : 20 soldes pour qui blasphémait le nom de Dieu ou de la Madone, 16 pour qui blasphémait contre un représentant de la guilde, 10 contre un saint (admirez la hiérarchie!) et 8 contre un confrère.
La collection d'art moderne me fait découvrir de nombreux artistes, aux côtés des Miró, Giacometti et Kandinski. Sans parler de l'expo temporaire, consacrée à deux artistes contemporains de Gustav Klimt. Tout cela me prive de l'apéro à la terrasse, qui donne sur le Grand Canal, puisque le café ferme en même temps que le musée. Même s'il me fallait payer une nouvelle entrée au musée, je retournerai au café, c'est sûr! Le bâtiment lui-même a un intérêt architectural et historique, mais ne vous en faites pas, je me suis bien gardée d'en parler. D'ailleurs, la boutique avait un guide, que je me suis procuré.
J'abuserais de votre patience en vous décrivant le dernier campo de la journée : un bijou historique! On s'en reparle!
Mais c'est la journée parfaite que tu décris là! Musées, cafés, campi... Vraiment, cette bible (comme tu dis) des campi est un cadeau du ciel, puisqu'elle te fait découvrir de si charmants endroits. Je me fais la porte-parole de tous (ok, j'ai pas consulté, mais mon intuition me dit que je ne peux avoir tort) et exige que tu abuses de notre patience (ah ah! vraiment, je venais sur ton blogue pour lire... je sais pas: les potins post-berlusconiens?) et décrives TOUS les autres! (c'est un défi)
RépondreSupprimerMyriam