Ça devait arriver!

J'ai fait mon entrée dans la blogosphère pour ces jours où, malgré l'absence d'interlocuteur, je voudrais exprimer surprises, découvertes, plaisirs ou dégoûts. Si d'aventure la curiosité ou le manque d'interlocuteur vous amène ici à votre tour, soyez les bienvenus!

dimanche 8 avril 2012

Pâques à Saint-Ailleurs

Je n’ai pas eu mon miracle du vendredi saint : je suis toujours aux prises avec une connexion Internet au charbon. Quand le technicien est venu installer le câble jeudi, il a dit que la ligne serait activée dans les 24 h. Même si c’est vendredi saint? Si, si! Alors, bien sûr, ce n’est pas encore fait.
Par contre, j’ai été touchée par un miracle inversé : je suis sortie boiteuse de la messe de Pâques. Une heure debout sur un pavé de marbre, ça vous soude les rotules. J’ai rapidement cédé ma chaise à plus anziana que moi et ensuite, je n’ai ému personne.
Je suis allée pour ce faire à San Moisè (il a été canonisé, Moïse?), petite église du XVIIe siècle près de la Basilique San Marco, moins touristique, quoique tous les guides indiquent maintenant à leurs lecteurs que c’est là que vont se recueillir les Vénitiens, abandonnant la basilique aux touristes. Et après tout, il s’y trouve quand même un Tintoretto.
Le curé me faisait furieusement penser à l’acteur italien qui joue le rôle de mon commissaire favori à la télé du pays. À tel point que je trouvais curieux qu’il ne parlât point sicilien. Quant au prêtre assistant (j’ai un peu oublié ma terminologie), il se nettoyait heu… religieusement l’oreille droite avec l’index. Je ne suis pas allée communier.
J’ai répondu en italien et en français, comme ça venait, et même en latin, puisque c’est tout ce que j’ai trouvé au moment du cum spiritu tuo. J’ai souhaité la paix avec enthousiasme et en français à mon voisin, qui a presque eu un mouvement de recul.
Au sortir, dîner de pâtes et d’une friture de poissons, dont les calmars étaient les moins étranges. Il y avait de tout petits poissons, grosseur poissons rouges, et vous comprenez qu’à cette taille là, on ne prend pas la  peine de leur couper la tête et de les vider. Ils sont retournés intacts en cuisine, bien cachés sous le quartier de citron.
À l’heure où j’ai embarqué sur le vaporetto pour quitter une Venise pluvieuse et me réchauffer chez moi, bien sûr il a cessé de pleuvoir.
Ce soir au dessert, non pas du chocolat mais una colomba, spécialité vénitienne de Pâques, en forme de colombe (pour l'oeil exercé).

1 commentaire:

  1. Tu me fais mourir de rire! Je vois la scène de l'assistant-prêtre (servant de messe?) qui se cure l'oreille et va ensuite servir les hosties...

    Bonne chance pour la connection internet.

    Rachel

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